C’est samedi, et comme tous les 15 jours, c’est ici que vous trouvez, grâce aux Plumiers, des idées pour occuper votre week-end : des livres, de la musique, des films… Bref, de quoi passer un bon moment, toujours dans l’esprit de cette semaine thématique, dédiée à l’Amour !

Solène L.

I want love. Cette phrase paraît un peu ridiculeusement fleur bleue surtout quand Elton John la chante et même si Robert Downey Jr. excelle au play back. Elle sera à présent terriblement romantique avec Frànçois and the Atlas Mountains mais à la façon ritale. E Volo Love, le dernier album du groupe francophone sublime l’amour spirituel et sensuel. Dans la pop folk énigmatique qui les caractérisent, François Mary et ses compères continuent leurs ritournelles sucrées, harmonieuses et esthétiques. Comme pour le clip de leur album précédent, plaine inondable, Be Water (je suis de l’eau), le groupe accouche d’un single peu ordinaire « Les plus beaux » pour faire trémousser ses orteils et palpiter son cœur. Mais au delà des chansons dansantes et remplis de bons sentiments à la percussion énergique, les ballades sont aussi mélancoliques. Le piano de La Piscine fait résonner les mots amers de l’amour, l’aigreur des sentiments. Un album à la mesure de l’amour, beau, majestueux, indéfinissable et pourtant très simple.

 

SeriesEater

Pour cette semaine dédiée à l’amour, je vous conseille vivement de voir le film Welcome to the Rileys, avec James Gandolfini et une méconnaissable et surtout plutôt bonne, Kristen Stewart, l’actrice de Twilight. Ce film d’amour filial touchant surprend par son histoire de reconstruction et d’amour entre deux personnages que tout oppose et qui pourtant vont s’aimer tel père et fille. Ce long métrage, passé inaperçu sur les écrans français lors de sa sortie en août 2010, mérite le détour, tant pour son histoire originale, dérangeante et pourtant belle, mais aussi pour revoir le grand James Gandolfini.

 

BASeriesAddict

C’est la semaine de l’amour, mais c’est aussi la semaine des ruptures et des moments de solitude. En cas de coup de blues, je ne saurais trop que vous recommander le roman, Comment je suis devenue célèbre (malgré moi), de Robin Benway . C’est l’histoire d’Audrey, une lycéenne comme les autres, qui largue son copain Evan. Mais ce à quoi elle ne s’attendait pas c’est qu’il écrive une chanson sur leur rupture et que celle-ci devienne un tube. Audrey va alors voir sa vie changer du jour au lendemain. Je vous conseille ce livre parce qu’il  fait toujours rire et remonte le moral. Les personnages sont très attachants et on se reconnait dans chacun d’entre eux. Alors si vous avez envie de rire n’hésitez pas à l’acheter !

Nicopompus

C’est devenu cliché d’associer l’amour à la mort tant les poèmes des temps anciens ont tissé leurs oeuvres du fil de ces thématiques. Aujourd’hui, je vous propose un magnifique texte mis magnifiquement en musique. Le poète-compositeur et le poète-interprète sont tous les deux décédés, le dernier nous ayant quittés il y a quelques mois. Il ne m’a fallu qu’une seule écoute pour frissonner et tomber immédiatement en amour de « Si je mourais là-bas », écrit par Guillaume Apollinaire (1880-1918) et interprété par Jean Ferrat (1930-2010) dès février 1967.

Le poème est adressé à Lou (Louise de Coligny-Châtillon, 1881-1963), qu’Apollinaire avait rencontrée à Nice en 1914, et avec qui il entretint une correspondance passionnée durant son service dans les tranchées.  Il imagine sa fin « sur le front de l’armée » et exhorte Lou, sa « bien-aimée », son « unique amour » et sa « grande folie » de se souvenir de lui et d’être « la plus heureuse, étant la plus jolie ».

 

LaPlumeMasquée

Un écrivain très populaire, par déception amoureuse, n’est plus en capacité de donner suite à son inspiration littéraire.
Son public est impatient de lire ses nouvelles oeuvres…
Son agent littéraire, ami d’enfance, a fait des placements hasardeux et l’a ruiné.
Sa situation est désespérée mais l’apparition dans sa vie de l’héroîne de ses romans va lui être bénéfique.
La fille de papier est un hymne à l’Amitié, à l’Amour. Guillaume Musso entraîne ses lecteurs dans une intrigue très bien menée et pour le moins surprenante. On apprécie le style, la fluidité de l’action : on ne s’ennuie pas une seconde.

La Fille de Papier, Guillaume Musso

 

Moira

N’ayant jamais été une grande amatrice d’oursons roses et de fraises trempées dans le chocolat, je recommande, pour la fête des namoureux, une bonne dose de féminisme jazzy-swingy façon 40s avec les Puppini Sisters. Si vous en avez assez des clichés de la pop music sirupeuse, et que vous aimez conjuguer glamour et auto-dérision, vous pouvez aller entendre leur reprise de Sway et, surtout, de I will survive – elle est vraiment savoureuse. Ou, pour une compo originale du divin trio, voici le clip de Jilted, ou comment s’affranchir des conseils à la con que vous n’aurez pas manqué de lire dans le Cosmo du mois de février :


Ces frangines-là, mesdames, vous seront de meilleure compagnie pour la Saint-Valentin que quelque prétendant gluant, je crois.
On mariera les douces harmonies du morceau avec un bain parfumé (le fondant Ile flottante de chez Lush me paraît tout indiqué).
Sinon, pour ceux qui ont l’intention d’emballer sévère, je vous renvoie à la chronique récente sur le dernier album de Cohen

Calpurnia

Le choix très sérieux de Calpurnia

Source intarissable de souffrances, les affres de Cupidon enlacent de leurs rets les amants imprudents. Sappho pleure le beau Phaon, Lucrèce se tue de ses propres mains sanglantes, et Didon se consume honteusement de ses infidélités troyennes, bientôt romaines.  Il n’est pas une époque, un siècle, une civilisation, qui, de près, ou de loin, n’est pas  été tentée de percer cette blessure  béante de l’âme et du corps mêlés. Au début du XVIIe siècle, Jacques Ferrand, médecin originaire de Castelnaudary, non loin de Toulouse, écrit un traité sur ce mal endémique qui touche de plein fouet une noblesse au cœur mélancolique. D’une plume virtuose, il trace l’esquisse encyclopédique des savoirs philosophiques, médicaux, et littéraires sur la question. Passionnant voyage aux pays de la pensée, ce livre nous permet d’appréhender les prémices d’une psyché analysée sous le prisme d’un corps torturé. Fusion nosologique, l’éros est alors devenu accidentellement une maladie du corps, avatar de la pathologie atrabilaire. L’amour mélancolique s’épanouit dans le bas-ventre  en corrompant les humeurs spermatiques pour bientôt dégager ses vapeurs délétères dans le cerveau.  Pharmacopées complexes, purges, et saignées sont les principaux remèdes proposés à cette affection, mais aussi et également la parole qui exorcise les délires fantasmagoriques, et les songes fantomatiques. Lire ce petit opuscule n’est pas réservée aux initiées de la recherche universitaire ; il s’adresse dans une langue passée à nos imaginaires présents. Plongez sans retenu dans ces lignes colorées au style baroque.

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2 Responses to Les Plumiers amoureusement vous conseillent…

  1. Vika dit :

    Je ne connaissais pas ce poème d’Appolinaire, et encore moins sa mise en musique par Ferrat, mais j’ai bien l’impression que Mireille Matthieu a voulu leur piquer l’idée pour la BO française de Love Story (en version neuneue : http://www.youtube.com/watch?v=1NXa5NvWHsQ)

  2. [...] les Conseils amoureux de cette semaine, Nicopompus a soulevé un point intéressant : l’utilisation croisée de la Mort et de [...]

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